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 épilogue

3/12/2008

 

Vendredi je m'échappe du boulot de bonne heure et direction Lamotte Beuvron pour récupérer Trompette.
J'ai piqué la chaîne neuve destinée au p'tit ss, ma béquille d'atelier, quelques outils, me voilà parée pour remettre Trompette en route.
Il fait un froid de canard, j'essaie de convaincre mon père, qui lui n'est pas frileux de ramener la moto, mais il prétexte ne pas avoir le permis pour rester au chaud
Je retrouve le garage, bonjour à m'sieur le dépannateur, qui ressemble toujours à Cap'tain caverne, vi vi on vient la reprendre.
On s'installe dans un coin pour ne pas géner, mais les mécanos n'ont pas l'air débordés.
J'ai emporté des gants pour ne pas trop me salir les mains, mais finalement j'ai préféré les laisser dans la voiture
Je mets la chaîne en place, j'attrape ce qui me semble être l'attache rapide et là ça bloque. Le dépanneur qui ne loupe pas une miette de mes "exploits" est mort de rire. " Ce n'est pas une attache rapide ce truc!!!"
"ah?"
J'essaie de serrer aussi fort que je peux avec ma pince, mais rien à faire ça ne rentre pas.
Cap'tain Caverne me rétorque que je pourrais serrer aussi fort que je voulais, il y a peu de chance que j'arrive à traverser la cours si je ne rivette pas cette chaîne.

Que faire??? Il y a un garage moto à une quizaine de km, je vais essayer de leur taxer une pince à riveter.
Cap'tain Caverne m'a encore devancé sur ce coup là, il est déjà en train d'appeler le bouclard. C'est bon il nous prete la pince, il nous attend.
Zou en voiture. Je récupère la pince, à première vue, aucune idée de comment ça fonctionne. Le gars m'explique, ça a l'air évident pour lui, je ne suis pas sûre d'avoir compris, on verra bien
Retour auprès de Trompette. On imprunte quelques outils au garage, et c'est parti. Le maillon est assemblé, reste à la riveter, il faut mettre un grand coup de marteau sur le bidule posé sur la chaîne.
Comme je n'ai pas très envie de taper sur Trompette, c'est mon père qui s'en charge, mais il est un peu timide, il a peur de casser quelque chose.
Cap'tain Caverne nous observe en rigolant et nous prodigant quelques conseils.
Finalement la mission de rivetage est une réussite, la chaîne est en place et on n'a rien cassé.

Je remercie vivement Cap'tain Caverne qui m'a quand même bien aidé sur ce coup là. Malgré tout, je ne lui dis pas à bientôt
J'emmène Trompette dehors, je m'habille et en ro... ah bah non, elle refuse de démarrer.
Arf elle n'a pas aimé que je l'abandonne ici quelques jours. Je la brosse dans le sens du poil et finalement elle accepte de rentrer à la maison.

Comme prévu, il fait un froid de canard, mais au moins Trompette est apte de nouveau à tailler la route

 

Catégorie : Photos

 à chaque week end son aventure

23/11/2008

 

Ce week end, direction Limoges pour un week end entre copains.
Le point de ralliement est chez moi samedi dans la matinée. Normalement je dois prendre le ss, mais suite à une petite galère il n'est plus assuré. J'hésite à prendre le mostro, la chaîne est en fin de vie, j'ai peur qu'elle ne tienne pas tout le week end. Ne voulant pas prendre le risque de rouler sans assurance, finalement j'opte pour la chaîne usée, 500 km ce n'est pas le bout du monde. C'est donc accompagnée de deux 900 ss et d'un 600 ss que je pars direction Limoges alors que la pluie commence à tomber. J'avais prévu de prendre les petites routes pour descendre, mais la nationale fera l'affaire. A Salbris (déjà 50 km de parcourrus...) nous nous arrêtons pour déjeuner alors qu'il pleut toujours plus.
Alors que nous pourrissons le restau avec nos fringues trempées, une potée se prépare en cuisine. La nourriture bien chaude et en grande quantité nous remonte le moral. Là on se dit que Stéphane, notre hôte limougeot, pourrait mettre sa blanquette dans la voiture et venir nous rejoindre. Autant déplacer le minimum de gens
Après deux bonnes heures de pause déjeuner, nous nous décidons à repartir, à contre coeur, histoire d'essayer d'arriver avant la nuit.
Au bout d'une centaine de km je décide d'arrêter le groupe histoire de se réchauffer un peu. Les km défilent, mais entre la pluie et le froid, ma résistance est attaquée. Malgré la météo exécrable, la bonne humeur est de mise.
Météo France avait prévu de rares averses pour aujourd'hui sur notre route, finalement rares ont été les moments où il n'a pas plu
Nous en avaons tous plein les bottes, nos combi pluie et autres équipements sencés être étanches ont trouvé leurs limites, depuis bien longtemps pour certains, même...
Les motos commencent à mal fonctionner, entre froid et humidité les carbus givrent, de mon côté les carbus vont bien, mais mon kit chaîne m'inquiète. Cela dit tant qu'il pleut à seau il est lubrifié...
A la tombée de la nuit, nous arrivons à Limoges, il pleut encore plus qu'avant, je ne vois plus rien, je m'applique à suivre le feu  qui me précède, vivement qu'on arrive.
Nous trouvons finalement le bled paumé où nous devons nous rendre, après avoir tenté de nous expliquer comment aller chez lui, Stéphane vient nous chercher.
Comme pour se venger de la météo épouventable, nous pourrissons sa barraque avec nos vêtement trempés. Il y a des blousons, des gants et toute sorte de choses qui sèchent dans tous les coins.

Ouf la blanquette est bonne et la soirée très sympathique. On se promet de revenir mais en été

Dimanche en fin de matinée, il est temps d'aller voir quel temps il fait chez nous. Il ne pleut pas encore ou alors pas trop, mais qu'est-ce qu'il fait froid. Nous décidons de faire des étapes de 100 km. Après la pause déjeuner, on graisse les chaînes et c'est reparti. Les points durs ont l'air de s'être assouplis un peu, je ne sens plus trop de résistance lorsque je fais tourner la roue. Tant mieux, une galère de moins.
A Vierzon, nous continuons sur l'autoroute, au programme une dernière pause essence et au revoir à La Ferté St Aubin, je vois le bout du week end, il me reste une vingtaine de km à faire. Je n'envie pas les copains d'avoir encore autant de km à faire. En effet depuis 50 km des trombes d'eau nous tombent sur le nez. C'est l'horeur, la visibilité est nulle. Nous reprenons la route, le coeur léger de mes 20 km à faire. En attaquant la voie d'accélération, j'accélère et rien, la moto n'avance pas. Je pense tout de suite à la boîte de vitesse, je me dis qu'elle a rendu l'âme subitement. Ah bah non, les vitesses passent bien. Je me retourne, groumpf la chaîne a cassé. Par bonheur, vu la faible vitesse elle n'a rien cassé sur son passage et les copains ne l'ont pas prise dans les dents. C'était donc ça les sensations étranges depuis quelques km
Les gars continuent leur route, inutile qu'ils attendent avec moi pour rien.
Je fais le tour des copains du quartier, aucun n'a de remorque sous la main, hors de question d'abandonner la moto ici, pas le choix j'appelle l'assistance.
Trois heures après, je suis enfin à la maison, mais la moto est au garage à 40 km, pauvre Trompette, je reviens te chercher au plus vite.

 

Catégorie : Photos
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