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23/9/2008
Voilà quelques temps que ça couvait, c'est fait, Trompette a fait un tour de compteur.

Depuis le passage des 90 000, elle trouvait des excuses pour obtenir un repos bien mérité, mais des deux c'est finalement moi la plus entêtée

Je l'ai donc emmenée en Italie pour fêter l'événement. En partant, j'ai bien cru avoir cassé le câble de compteur, mais non fausse alerte, il va falloir trouver autre chose

Vendredi soir, quelques km avant ma destination du jour, j'ai des sensations étranges avec l'arrière. Je penche pour les roulements de roue, mais tout à l'air en ordre de ce côté là. Je reprends ma route en pensant juste à une psychose de ma part. Finalement, c'est p'tet le pneu, ou le garde boue, ou la chaîne ou que sais-je encore. Je finis ma route à allure réduite, on verra demain, il fera jour.
Le lendemain, inspection de la bête, la chaîne fait un peu la tête, les roulements ont l'air bon, il n'y a pas de jeu dans la roue, le garde boue est décroché et frotte sur le pneu, c'est ptet ça. Le pneu est bien gonflé, je n'ai pas d'autres idées pour le moment.
Dimanche retour, cette sensation étrange est toujours là, cette fois je suis sûre que ce sont les roulements. Je secoue la roue arrière avec un peu plus de vigueur. Bingo

ah bah oui me v'là bien avancée maintenant

Je pousse jusqu'au bled suivant pour aviser.
Bon eh bien dans mon malheur, j'ai vraiment eu de la chance, je suis tombée sur un couple très sympathique, ils m'ont trouvé un endroit où passer la nuit, un toit pour Trompette et en plus lundi matin, ils me déposent à Viterbo chez un concessionnaire Ducati

Mille merci à vous deux, vous m'avez vraiment sortie d'un sacré pétrin.
C'est finalement peu après être revenue en France que le compteur a passé le cap, sur une belle route de montagne.
Elle va pouvoir se reposer un peu maintenant, à moins qu'il me prenne l'idée de faire un deuxième tour
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Brands Hatch
15/8/2008
Lhabitude est prise maintenant, jirais donc à Brands Hatch en solo.
Je nétais pas très motivée pour y aller en moto, mais sans autre solution, Trompette posera ses roues en Angleterre.
La grosse contrainte vient des horaires de ferries, il ne faut pas se louper. Après moult hésitations, je retiens celui de 23h30, il ne va donc pas falloir trainer en route.
Jeudi soir, en sortant du boulot je saute sur la moto et en route. La météo prévoit des orages toute la soirée. Quelle joie
Je pars dOrléans sous la cagnard, en cherchant de lessence jai raté lautoroute, du coup je me fade les traversée de patelins en travaux avec circulation alternée. Ca commence bien, de mon côté le feu ne passe jamais au vert. Je me demande combien de temps sont restés les automobilistes dans leur auto avant de péter les plombs, pour ma part un tour dans le vide maura suffit.
Il naura pas fallut plus dune heure avant de trouver les premiers orages. Sur une voie rapide, un automobiliste derrière mois me fait des appels de phare, je me range pour le laisser passer pensant quil est pressé. Arrivé à ma hauteur il me fait des gestes pour me faire comprendre quil y a un truc qui cloche sur la moto. Pensant que cest ma place dimmatriculation un peu branlante qui a du se séparer dun de ses rivets je ne maffole pas plus que ça. Lautomobiliste continue ses avertissements, du coup je stoppe pour voir ce quil se passe. Mon sac à dos sest ouvert et tout le contenu commence à se répandre sur la chaussée. Ma plaque va bien, merci
Merci cher automobiliste de mavoir avertie.
Il pleut, c'est gai, je commence à regretter d'être venue en moto, mais bon.
Eh bien je ne pensais pas, mais un 900 mostro ça a des chevaux, je me suis fais un beau burn à la réaccélération, que je comprends maintenant ce que ressentent les pilotes quand la moto est en glisse

Il pleut sans discontinuer jusquà Calais, je suis ravie.
Pour mépargner les galères dessence en Angleterre, je cherche à faire le plein avant de prendre le bateau. Youpi une station juste là. Groumpf cest fermé. Pas grave il y en a une autre juste là, fermée aussi. Cest dingue ça, toutes les stations services sont fermées, aucune ne fonctionne en 24/24. Il est temps de sortir le GPS pour trouver un supermarché ou une station ouverte la nuit. Il y a un carrouf à 3-4 km, me vlà sauvée. Zou le plein et en bateau.
En attendant lembarquement, un motard se joint à moi, cest un anglais, il commence à me faire la conversation, hum spa gagné. Finalement nous passons la traversée à bavarder, je suis épatée par mon anglais, je comprends presque tout ce quil dit. En plus il est encore plus fou que moi, ça fait du bien de croiser des gens qui ne vous regardent pas avec des grands yeux

Lui rentre de vacances, le matin même il était encore à Aoste, il a traversé la Suisse, un bout dAutriche, un bout dAllemagne, un bout de France et il lui reste encore deux heures de route en Angleterre.
Normalement je devais retrouver des copains en voiture à Calais, manque de bol pour moi, ils sont arrivés en avance et ont pris le bateau précédent. Evidemment je nai pas pris de carte
par chance mon Anglais connaît Brands Hatch et par plus grande chance encore, cest sur sa route. Du coup à la sortie du ferries, pas de stress de position sur la route et de sens de rotation des ronds points, je le suis. Brands Hatch est bien indiqué, je trouve sans peine même de nuit. Merci à toi motard anglais, au plaisir de se recroiser sur les routes dEurope.
Jarrive au circuit sur les coups de 2 ou 3h du matin, ça y est je suis perdue dans les heures. Je fais un tour rapide des lieus et plante ma tente sur un bout de pelouse, on verra bien demain matin où je suis
Vendredi matin, je remballe tout et je lève le camp, je me chercherai un autre endroit où dormir ce soir.
Brands Hatch est un vieux circuit qui fait un peu vétuste, mais bien sympathique. Beaucoup de relief, une proximité avec la piste impressionante

Les spectateurs sont à 3 ou 4 mètres de la piste, sans grillage, juste une petite barrière à un mètre du sol. Je suis toujours impressionnée par la discipline des anglais.
Retour, un peu à la hâte encore, pour ne pas râter le ferrie. Finalement je suis largement dans les temps, on me propose, moyennant un supplément (aussi cher que le billet initial) une place sur le bateau précédent, perdue dans les heures, pensant qu'il reste moins d'une heure je décline. Il est trop tard quand je réalise que c'est deux heures qu'il va falloir attendre, la pluie vient me tenir compagnie.


La traversée est bruyante, il y a un groupe d'allemands très bruyants, c'est une calamité. J'essaie de dormir un peu, mais rien à faire. Nous arrivons à Calais bien en retard. Ma moto tenue par une bête sangle a voyagé sans encombre. C'est parti pour 400 km d'autoroute

Avant tout je file au Carrouf faire le plein. Misère la station est en panne, c'est reparti pour une nouvelle galère

Je cherche d'autres stations, rien à faire, je me décide à prendre l'autoroute pensant que mes chances de trouver une station ouverte sont plus grandes. Une station est annoncée à 10 km, j'espère que ça va tenir, je fais le compte à rebours en croisant les doigts et spa facile de croiser les doigts en moto
Finalement tout se passe bien, ouf . Il se remet à pleuvoir. Je m'arrête souvent pour rester éveillée. La route est barbante, je n'en vois pas le bout. Aller encore 100 km, encore une pause, j'en ai plein les bottes. Je marche un peu pour me réveiller, je surveille l'état des pneus. Ah bah ça y est j'ai perdu ma plaque d'immatriculation

Chic je vais pouvoir rouler au taquet sans me préocuuper des radars. Pfff je suis trop fatiguée pour ça et en plus il n'y a plus de radar

Il est trois heures passées quand Trompette retrouve son garage. Je mets à sécher la combi pluie, je défais mes sacs et zou au lit, demain il y a boulot
Une "balade" peu passionante mais une expérience intéressante. Le plus perturbant à rouler en Angleterre, c'est de voir les phares arriver de la droite la nuit. Pour les ronds points, impossible de me raisonner, je préférais regarder de tous les côtés, on ne sait jamais

Aujourd'hui, je viens de découvrir que j'ai eu beaucoup de chance de pouvoir rentrer presque sans encombre. Une cosse a cramé, cette cosse reliait juste le régulateur...
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Balades
Brno - le retour
23/7/2008
Finalement la pluie annoncée n'est jamais arrivée et ça n'a manqué à personne.
Grand soleil tout au long de ce week end donc, bonne ambiance, belles courses. Ce fut un week end bien réussie avec des rencontres bien sympa. 
Dimanche soir, direction Prague, voilà quatre fois que je viens à Brno et je n'ai encore jamais trouvé le moyen d'y passer.
Aller zou en route, la route se passe toute seule, l'autoroute est défoncée on a l'impression de rouler sur de la tôle ondulée. J'ai choisi l'autoroute par facilité mais c'est franchement désagréable. 
Grâce au GPS je trouve mon logement du soir assez facilement. Je ne suis pas vraiment dans les quartiers chics de Prague. Qu'importe c'est ce qui fait la ville aussi.
Trottinette a droit à un garage pour la nuit, vu le quartier j'aime autant, et puis elle le mérite bien. Ma chambre est super chouette, presque grand luxe, en plus il y a eurosport je vais même pouvoir voir le GP en direct 
Au moment où je me motive à partir en visite, une grosse averse éclate 
Finalement je me rabats sur le minibar. Pourquoi sortir quand on a tout sur place?

Je m'abstiendrais ici de tout commentaire sur ce GP 
Lundi matin, le moment est venu de prendre la route du retour. Première mission trouver une station service. Je suis sur la réserve depuis un moment, va pas falloir trainer. Bon tout va bien, je trouve du précieux carburant avant la panne sèche. A mon avis ce n'est pas passé bien loin. Bon le moment de quitter ce pays est venu, à moi la joie des autoroutes allemandes
Ayant dans l'idée de rentrer d'une traite je n'ai pas d'autres choix que de prendre l'autoroute, par expérience le réseau secondaire n'est pas bien roulant ici. Les km s'enchainent, le témoin de réserve s'allume, je me mets en quête d'une station service. A force de flirter avec le fond du réservoir, je finis par le trouver et ce qui devait arriver arriva, c'est la panne sèche 
Comme il a été dit quelque part qu'à chaque retour de SBK il me faut une galère, cette fois c'est donc la panne sèche sur le bord d'une autoroute allemande et toujours aucune station en vue. Il y a bien un motard français qui passe à côté de moi et qui me détaille bien avec mes grands gestes à son encontre, mais non il ne s'arrête pas, il doit être attendu quelque part 
Je décide de pousser la moto hors de l'autoroute, je me sens peu rassurée sur la bande d'arrêt d'urgence en courbe avec tous ces gros camions qui coupent un peu le virage...
Je profite d'une petite descente pour faire quelques mètres et je pousse. Je sors le GPS pour voir où sont les stations les plus proche, je peste de ne pas avoir pensé à l'utiliser avant la panne
Il m'indique quelques stations sur l'autoroute, dans l'autre sens, mouais bof. Je finis par en trouver une à 5km. Hum j'hésite. J'attends qu'une bonne âme vienne me sauver... Ben quoi? L'espoir fait vivre
Un bonhomme me propose de me déposer dans une station. Je refuse un peu à contre coeur, mais je ne me vois pas laisser la moto ici sur ce bord de route avec toutes mes affaires dessus et surtout je suis sûre que je ne saurais pas venir la rechercher 
Je reprends ma poussette, pffff on n'avance pas vite avec une moto chargée comme une mule 
Un motard en CBR s'inquiète de mon sort, je lui fais comprendre que je n'ai plus d'essence, mon allemand est plus que rudimentaire mais le no fuel a l'air universel. Il me propose d'aller me chercher un peu d'essence à la station suivante. Je vide ma petite bouteille d'eau dans le fossé et je lui donne. Pendant qu'il est parti chercher de l'essence je pousse la moto jusqu'à un parking à peine plus loin. Le GPS indique 5km jusqu'à la pompe, je me demande si un demi litre d'essence suffira... Pendant que j'attends mon sauveur (et que je commence un peu à désespérer de le revoir) une madame en auto me propose son aide, je tente de lui faire comprendre que normalement quelqu'un est parti à mon secours. Elle me propose de téléphoner à quelqu'un, comme je me vois mal appeler un pote pour qu'il me ramène un bidon je décline poliment son offre. Mon motard finit par revenir et avec deux demi litre
Trottinette redémarre, je propose d'offrir un café à mon sauveur pour le remercier. Lui ne parle ni français ni anglais, moi mon allemand est très limité, la discussion qui en ressort est assez amusante. Je sors une carte et on se raconte nos balades. Il est un peu abasourdi du parcours qu'il me reste à couvrir. Au final c'est lui qui paie le café. Merci à toi ami motard pour ton aide et désolée de ne pas avoir pu prolonger la rencontre.
Il est maintenant 14h et je suis toujours aux fins fonds de l'Allemagne. J'ai décidé de faire le retour d'une traite alors pas de stress pour l'hébergement de ce soir, c'est déjà ça. L'ennui m'endort un peu, vite un dark dog :-))) c'est moins efficace que le red bull mais ça réveille un peu quand même. Il fait diablement froid, j'ai un gros sweat épais sous mon cuir et j'ai froid, on est en juillet tout est normal. Je mets la combi pluie comme isolant, heureusement j'avais prévu une paire de gants un peu plus chauds. La route est ennuyeuse et ennuyante au possible. Je passe la frontière avec joie, je suis toujours contente de revenir en France, je me sens de nouveau chez moi et puis c'est quand même sympa de comprendre ce qui est écrit 
Depuis que j'ai réparé ma cosse de phare fondue je n'ai pas eu l'occasion de rouler de nuit, je ne sais pas si mon phare est bien réglé. Je devrais être aux alentours de St Dizier lorsque la nuit tombera tout comme au retour du Nurburgring...
Bonne nouvelle le phare éclaire, par contre il doit être un chouille un peu bas. Un petit coup de tourne vis et le monde s'illumine. Ouf 
Je finis ma route tranquillement en m'arrêtant aussi souvent que nécessaire. Il y a assez peu de circulation, c'est agréable sur cette route où il est difficile de doubler même en moto. A un moment, alors que j'en ai plein le c... je me surprends à me réjouir de rentrer assez tôt pour avoir le temps d'aller ma balader un peu demain 
J'arrive chez moi vers deux heures du matin, je libère Trottinette de mon gros sac, je dépose toutes mes affaires dans l'entrée et je file au lit, la tête pleine d'images et de projets.
3800 km, de belles routes, de magnifiques paysages, des rencontres sympa, de superbes courses, de belles photos, ça devrait durer plus longtemps les vacances...
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