à chaque week end son aventure
23/11/2008
Ce week end, direction Limoges pour un week end entre copains.
Le point de ralliement est chez moi samedi dans la matinée. Normalement je dois prendre le ss, mais suite à une petite galère il n'est plus assuré. J'hésite à prendre le mostro, la chaîne est en fin de vie, j'ai peur qu'elle ne tienne pas tout le week end. Ne voulant pas prendre le risque de rouler sans assurance, finalement j'opte pour la chaîne usée, 500 km ce n'est pas le bout du monde. C'est donc accompagnée de deux 900 ss et d'un 600 ss que je pars direction Limoges alors que la pluie commence à tomber. J'avais prévu de prendre les petites routes pour descendre, mais la nationale fera l'affaire. A Salbris (déjà 50 km de parcourrus...) nous nous arrêtons pour déjeuner alors qu'il pleut toujours plus.
Alors que nous pourrissons le restau avec nos fringues trempées, une potée se prépare en cuisine. La nourriture bien chaude et en grande quantité nous remonte le moral. Là on se dit que Stéphane, notre hôte limougeot, pourrait mettre sa blanquette dans la voiture et venir nous rejoindre. Autant déplacer le minimum de gens

Après deux bonnes heures de pause déjeuner, nous nous décidons à repartir, à contre coeur, histoire d'essayer d'arriver avant la nuit.
Au bout d'une centaine de km je décide d'arrêter le groupe histoire de se réchauffer un peu. Les km défilent, mais entre la pluie et le froid, ma résistance est attaquée. Malgré la météo exécrable, la bonne humeur est de mise.
Météo France avait prévu de rares averses pour aujourd'hui sur notre route, finalement rares ont été les moments où il n'a pas plu

Nous en avaons tous plein les bottes, nos combi pluie et autres équipements sencés être étanches ont trouvé leurs limites, depuis bien longtemps pour certains, même...
Les motos commencent à mal fonctionner, entre froid et humidité les carbus givrent, de mon côté les carbus vont bien, mais mon kit chaîne m'inquiète. Cela dit tant qu'il pleut à seau il est lubrifié...
A la tombée de la nuit, nous arrivons à Limoges, il pleut encore plus qu'avant, je ne vois plus rien, je m'applique à suivre le feu qui me précède, vivement qu'on arrive.
Nous trouvons finalement le bled paumé où nous devons nous rendre, après avoir tenté de nous expliquer comment aller chez lui, Stéphane vient nous chercher.
Comme pour se venger de la météo épouventable, nous pourrissons sa barraque avec nos vêtement trempés. Il y a des blousons, des gants et toute sorte de choses qui sèchent dans tous les coins.
Ouf la blanquette est bonne et la soirée très sympathique. On se promet de revenir mais en été

Dimanche en fin de matinée, il est temps d'aller voir quel temps il fait chez nous. Il ne pleut pas encore ou alors pas trop, mais qu'est-ce qu'il fait froid. Nous décidons de faire des étapes de 100 km. Après la pause déjeuner, on graisse les chaînes et c'est reparti. Les points durs ont l'air de s'être assouplis un peu, je ne sens plus trop de résistance lorsque je fais tourner la roue. Tant mieux, une galère de moins.
A Vierzon, nous continuons sur l'autoroute, au programme une dernière pause essence et au revoir à La Ferté St Aubin, je vois le bout du week end, il me reste une vingtaine de km à faire. Je n'envie pas les copains d'avoir encore autant de km à faire. En effet depuis 50 km des trombes d'eau nous tombent sur le nez. C'est l'horeur, la visibilité est nulle. Nous reprenons la route, le coeur léger de mes 20 km à faire. En attaquant la voie d'accélération, j'accélère et rien, la moto n'avance pas. Je pense tout de suite à la boîte de vitesse, je me dis qu'elle a rendu l'âme subitement. Ah bah non, les vitesses passent bien. Je me retourne, groumpf la chaîne a cassé. Par bonheur, vu la faible vitesse elle n'a rien cassé sur son passage et les copains ne l'ont pas prise dans les dents. C'était donc ça les sensations étranges depuis quelques km

Les gars continuent leur route, inutile qu'ils attendent avec moi pour rien.
Je fais le tour des copains du quartier, aucun n'a de remorque sous la main, hors de question d'abandonner la moto ici, pas le choix j'appelle l'assistance.
Trois heures après, je suis enfin à la maison, mais la moto est au garage à 40 km, pauvre Trompette, je reviens te chercher au plus vite.
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